Agé de 48 ans, le meurtrier présumé a reconnu avoir frappé la victime, tout en affirmant ne pas se souvenir précisément des faits survenus jeudi soir. Ce jour-là, des témoins ont vu le suspect et sa compagne, également interpellée, quitter l'appartement de la victime dans la soirée avec leur rottweiler. Ils y avaient passé une partie de l'après-midi à boire.
A l'intérieur de l'appartement, le corps de l'homme de 53 ans gisait dans son sang. Selon une source policière, il a été égorgé, éventré et éviscéré, a eu les testicules coupés ainsi qu'un oeil et le cuir chevelu arrachés. Refusant de confirmer ces informations, le procureur de la République de Douai Luc Frémiot a néanmoins évoqué des blessures «atroces» qui «posent des questions sur le plan psychologique» chez le meurtrier présumé. «L'alcool n'explique pas tout», a-t-il estimé lors d'une conférence de presse.
Mutilé de son vivant
La nature des mutilations avaient dans un premier temps laissé penser qu'elles avaient pu être causées par le chien. Mais l'autopsie du corps a révélé que l'ensemble des blessures avaient été commises à l'aide d'un couteau retrouvé sur place et du vivant de la victime.
La compagne du suspect a de son côté déclaré aux enquêteurs de la Police judiciaire de Lille avoir entendu son ami menacer la victime de lui «ouvrir le ventre» alors qu'elle se trouvait dans une
autre pièce. Tous deux devraient être déférés au parquet de Douai dimanche en vue de leur mise en examen pour homicide volontaire, actes de torture et barbarie et, s'agissant de la mise en cause,
pour non-empêchement de crime.
Décrit comme discret et sans histoires par son voisinage, la victime, bénéficiaire du RMI, travaillait pour une association d'insertion.
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